Abécédaire Anarchistes-Révolutionnaire

L'anarchisme, ce n'est pas un enseignement exclusivement théorique, à partir de programmes élaborés artificiellement dans le but de régir la vie ; c'est un enseignement tiré de la vie à travers toutes ses saines manifestations, passant outre à toutes les normes artificielles.
La physionomie sociale et politique de l'anarchisme, c'est une société libre, antiautoritaire, celle qui instaure la liberté, l'égalité et la solidarité entre tous ses membres.

Plus l'homme prend conscience, par la reflexion, de sa situation servile, plus il s'en indigne, plus l'esprit anarchiste de liberté, de volonté et d'action s'incruste en lui. Cela concerne chaque individu, homme ou femme, même s'ils n'ont jamais entendu parler du mot "anarchisme".
Le bourgeois trouve naturel de parler des travailleurs comme d'esclaves condamnés à le rester. Il n'encouragera jamais un travail authentique susceptible de produire quelque chose de réellement utile et beau, pouvant bénéficier à l'humanité entière. Malgré les capitaux colossaux dont il dispose dans l'industrie et l'agriculture, il affirme ne pas pouvoir aménager des principes de vie sociale nouvelle. Le présent lui paraît tout fait suffisant, car tout les puissants s'inclinent devant lui: les tsars, les présidents, les gouvernements et la quasi-totalité des intellectuels et savants, tout
ceux qui soumettent à leur tour les esclaves de la société nouvelle. "Domestiques" crient les bourgeois à leur fidèles serviteurs, donnez aux esclaves le servile qui leur est dû, gardez la part qui vous revient pour vos dévoués services, puis conservez le reste pour nous!... Pour eux, dans ces conditions, la vie ne peut être que belle!
"Non nous ne sommes pas d'accord avec vous là-dessus! rétorquent les socialistes et communistes étatistes. Sur ce, ils s'adressent aux travailleurs, les organisent en parti politiques, puis les incitent à se révolter en tenant le discours suivant: "Chassez les bourgeois du pouvoir de l'Etat et donnez-nous-le, à nous socialistes et communistes étatistes, ensuite nous vous défendrons et libererons".

Abécédaire de l'anarchiste révolutionnaire
Nestor Makhno (1932, extraits)

# Posté le dimanche 17 juillet 2005 17:26

Drapeau(x?) Anarchiste(s?)

Drapeau(x?) Anarchiste(s?)
le drapeau noir est le véritable drapeau de l'Anarchie car il est simple,souvent remplacé par une simple étoffe noire par nécessité de rapidité dans son élèvement dans les airs ,il existe aussi un drapeau ,le noir est rouge ,rouge pour la Révolution ,Noir pour le drapeau Anarchiste de "base",comme di bolchoi ,violence rouge ,colère noire !

# Posté le dimanche 17 juillet 2005 17:29

Modifié le dimanche 17 juillet 2005 18:30

La Négation De L'autorité

La Négation De L'autorité
Les idéologues de la bourgeoisie définissent l'État comme l'organe régularisant les relations complexes politiques civiles et sociales entre les hommes au sein de la société moderne, protégeant l'ordre et les lois de cette dernière. Les anarchistes sont parfaitement d'accord avec cette définition, mais ils la complètent en affirmant qu'à la base de cet ordre et de ces lois se trouve l'asservissement de l'énorme majorité du peuple par une minorité insignifiante, et que c'est à cela précisément que sert l'État.
L'État est, simultanément, la violence organisée de la bourgeoisie envers les travailleurs.
Les socialistes de gauche et, en particulier, les bolcheviks considèrent eux aussi l'autorité et l'État bourgeois comme des serviteurs du capital. Mais ils estiment que l'autorité et l'État peuvent devenir, entre les mains de partis socialistes, un moyen puissant dans la lutte pour l'émancipation du prolétariat. Pour cette raison ces partis sont pour une autorité socialiste et un État prolétarien. Les uns veulent la conquête du pouvoir par des moyens pacifiques, parlementaires (les sociaux démocrates); les autres par la voie révolutionnaire (les bolcheviks, les socialistes, révolutionnaires de gauche).
L'anarchisme considère ces deux thèses comme foncièrement erronées, néfastes pour l'œuvre d'émancipation du travail.
L'autorité est toujours liée à l'exploitation et à l'asservissement des masses populaires. Elle naît de cette exploitation, où elle est créée dans les intérêts de cette dernière. L'autorité sans violence et sans exploitation perd toute raison d'être.
L'État et l'Autorité enlèvent aux masses l'initiative, tuent l'esprit de création et d'activités libres, cultivent en elles la psychologie servile de soumission, d'attente, d'espoir de gravir les échelons sociaux, de confiance aveugle et des guildes, l'illusion de partager l'Autorité. Or l'émancipation des travailleurs n'est possible que dans le processus de la lutte révolutionnaire directe des vastes masses laborieuses et de leurs organisations de classes contre le système capitaliste.
La conquête du pouvoir par les partis sociaux-démocrates, par les moyens parlementaires, dans les conditions de l'ordre actuel, ne fera pas avancer un seul pas l'oeuvre d'émancipation du travail, pour la simple raison que la bourgeoisie qui tiendra dans les mains toute l'économie et toute la politique du pays. Le rôle de l'autorité socialiste se réduira, dans ce cas aux réformes, à l'amélioration de ce même régime bourgeois.
La prise de pouvoir à l'aide d'un bouleversement social et de l'organisation d'un soi-disant "État prolétarien" ne peut pas d'avantage servir la cause de l'authentique émancipation du travail.
L'État construit tout d'abord soi-disant pour la défense de la révolution, finit infailliblement par être gonflé des besoins et des caractéristiques propres à lui seul, devenant lui-même le but, produit des castes spécifiques privilégiées sur lesquelles il s'appuie: il soumet les masses par la force à ses besoins et à ceux des castes privilégiées et rétablit par conséquent le fondement de l'autorité et de l'État capitalistes:
l'asservissement et l'exploitation habituelles des masses par la violence

Plates Formes

# Posté le dimanche 17 juillet 2005 17:39

Modifié le lundi 18 juillet 2005 05:25

S'abstenir Aux Elections, Est-Ce Favoriser Le Fascisme ?

S'abstenir Aux Elections, Est-Ce Favoriser Le Fascisme ?
"Les socialistes et les communistes disent que nous abstenir aux élections, c'est favoriser le fascisme, mais comme nous avons toujours dit que l'État est un instrument d'oppression au service d'une caste, nous restons fidèles à nous-mêmes. Et comme nous pensons que le mouvement de libération doit toujours faire face à l'Etat, voilà pourquoi nous prônons l'abstention électorale active. Active, c'est à dire que, tout en nous abstenant de la stupidité électorale, nous devons rester vigilants dans les lieux de production et dans la rue. Les vrais bandits, les vrais malfaiteurs, ce sont les politiciens qui ont besoin de tromper et d'endormir les ouvriers en leur promettant la semaine des quatre jeudis(le jeudi étant la "journée de repos" aujourd'hui le mercredi) pour leur arracher un vote qui les porte au Parlement et leur permette de vivre en parasites de la sueur des ouvriers.
Lorsque nos camarades députés socialistes ont eux aussi uni leurs voix à cette cohorte d'eunuques, ils ont montré leur vrai visage. Car il y a de nombreuses années qu'ils ont cessé d'être des ouvriers, et par conséquent des socialistes. Ils vivent de leur activité de député.
Que les républicains socialistes le sachent : ou bien ils résolvent le problème social, ou bien c'est le peuple qui le résoudra. Nous pensons que la République ne peut pas le résoudre. Aussi, disons nous clairement à la classe ouvrière qu'il n'y a plus qu'un dilemme : ou mourir comme des esclaves modernes, ou vivre comme des hommes dignes, par la voie directe de la révolution sociale. Vous donc, ouvriers qui m'écoutez, sachez à quoi vous en tenir. C'est de vous que dépend le changement du cours de votre vie."

En 1932, à Barcelone, l'anarchiste Buenaventura Durruti;
Quatre ans plus tard le 19 juillet 1936, les anarchistes espagnols, et parmi eux Durruti, barraient la route au coup d'état fasciste par les armes et par la révolution sociale, pendant ce temps les députés parlementaient...

Il y a plus de 70 ans le problème des élections et du fascisme existait déjà !

# Posté le lundi 18 juillet 2005 05:30

Mort Aux Vaches

Mort Aux Vaches
PROLETAIRE,
Depuis 3 ans, de l'Est à l'Ouest et du Sud au Nord de notre Globe, tu fais les frais de la bataille déclenchée par tes maîtres aux multiples nuances.
Des milliers de prolétaires de tous les pays crèvent pendant que les hommes de la finance, de la politique et de la guerre, ces gueules de vaches, se congratulent, dissertent, se partagent les bénéfices, se distribuent prébendes et privilèges.
Rappelle-toi, Combattant de la der des der : en revenant de là-haut, en 1918, encore souillé du sang de l'infâme boucherie, devant les 10 millions de cadavres, les 20 millions de blessés, les 10 millions d'invalides, 3 millions de disparus, les millions de veuves et d'orphelins, tu avais dit et promis PLUS JAMAIS !
De nouveau les brutes galonnées ont mis la main sur toi.
Dans le monde ouvrier, l'homme n'est plus un homme, c'est un matricule.
JUSQUE A QUAND ?
Jusqu'à ce que les prolétaires du monde entier fraternisent, s'unissent, et au pas de charge - l'ultime - armés encore des baïonnettes fraîches encore du sang de leurs frères, aillent piquer les culs de tous les histrions bellicistes et gouvernementaux
Prolétaires, en 1919, en 1936, tu criais : MORT AUX VACHES !
En 1943, ne crie plus : AGIS
Crève-les TOUTES : qu'elles portent en grelot une croix gammée, une étoile rouge, l'Ordre de la Jarretière, la Croix de Lorraine ou une francisque.

Vive la Liberté ! Vive la Paix ! VIVE LA REVOLUTION SOCIALE !
FEDERATION INTERNATIONALE SYNDICALISTE REVOLUTIONNAIRE.

# Posté le lundi 18 juillet 2005 05:36