Différents Terrorisme

Différents Terrorisme
Terrorisme de " droit commun ":
Le terrorisme de " droit commun " est l'usage de la terreur pour satisfaire des objectifs exclusivement criminels. Ces objectifs sont le plus souvent de nature rationnelle et visent à promouvoir une activité criminelle lucrative. Dans cette catégorie, tombent le terrorisme de la Mafia en Italie, le narcoterrorisme en Amérique du Sud ou le terrorisme dans certaines régions des Philippines. La dérive de certains mouvements terroristes comme l'Irish Republican Army (IRA) ou les mouvements corses pourrait être concernée par cette catégorie.
Un cas particulier est donné par UNABOMBer aux USA, dont les méthodes (bombes) s'apparentent au terrorisme, mais dont les motivations sont celles d'un criminel en série.
Le terrorisme de droit commun ne s'intègre pas dans un processus révolutionnaire. Bien souvent, son credo " idéologique " est conservateur. Il cherche à faire pression sur l'Etat afin de garantir sa liberté d'action face au pouvoir politique. Son soutien populaire peut être relativement important au niveau local. Il en est ainsi du soutien accordé aux narcoterroristes, qui, de facto, assurent une certaine prospérité à une région donnée.

Terrorisme marginal:
Le terrorisme marginal est le fruit d'une poignée d'illuminés, qui tentent d'entamer un processus révolutionnaire, mais sans aucun support populaire. Ces mouvements revendiquent généralement la théorie du foco de Che Guevara, qui prône l'action terroriste " pour mobiliser les masses ". Dans cette catégorie figurent la Bande à Baader / Rote Armee Fraktion, les Brigades Rouges ou Action Directe.

Terrorisme politique:
Le terrorisme politique se situe dans un processus révolutionnaire, mais juste en amont d'un conflit ouvert. Il constitue l'outil armé de partis politiques officiels, dont il exploite le soutien populaire pour se légitimer. C'est le cas de l'Irish Republican Army (IRA), de l'Euskadi Ta Askatasuna (ETA), etc. Sa distinction avec le terrorisme de guérilla est souvent délicate. Un des objectifs du terrorisme politique est de faire connaître le mouvement et ses objectifs. Il s'inscrit à la fois dans les concepts marxiste de corrosion de l'ordre social et de propagande armée.

Terrorisme d'extrême-droite:
Le terrorisme de droite occupe une place particulière, car il ne s'inscrit pas dans une logique de désagrégation de l'Etat. Au contraire, son objectif est de créer et de mettre en évidence une situation de chaos qui doit pousser l'Etat à renforcer sa présence, voire instaurer un régime de dictature. C'était la stratégie du " terrorisme noir " en Italie durant les années 80.

Terrorisme de guérilla:
Le terrorisme de guérilla s'inscrit dans un processus révolutionnaire ou dans une guerre de libération en cours, et qui bénéficie d'un large soutien populaire. En général, dans les conflits non-communistes et/ou non-révolutionnaires, le terrorisme n'est qu'une forme de coup de main qui a pour objectif de détruire et de tuer. Il s'agit, par exemple, de la Résistance contre l'occupant nazi durant la seconde guerre mondiale, l'Irgoun israélien, le terrorisme tamoul ou la résistance afghane. Dans la structure du processus révolutionnaire communiste le terrorisme n'est pas seulement un moyen de destruction, mais aussi - et souvent, surtout - un moyen de propagande. Cette propagande armée s'adresse d'une part à l'adversaire, et d'autre part à la population " amie ", afin de stigmatiser les succès du mouvement.

Terrorisme religieux:
Le terrorisme religieux, qui est le plus récent - au moins sous sa forme moderne - s'inscrit dans une croisade contre l' " infidèle ". Il se veut porteur d'un message religieux. Il se rapproche du terrorisme politique, mais s'en distingue par une violence plus intense. Dans cette catégorie tombe le terrorisme islamique, la secte AUM Shinri Kyo.
Avec le changement de millénaire, et son cortège de prédictions, le terrorisme de type religieux pourrait encore se développer.
Nouvellement apparu dans l'actualité de cette fin de siècle, le terrorisme d'inspiration religieuse est en fait l'une des plus ancienne manifestation du terrorisme. Entre 66 et 73 av. J.-C., en Palestine, les Zélotes combattirent l'occupation romaine avec des méthodes relevant du terrorisme en empoisonnant les puits, assassinant et massacrant la population. Le " jusque-boutisme " religieux a touché toutes les religions à une période ou une autre de l'histoire jusqu'à notre époque.
La principale caractéristique du terrorisme religieux est qu'il s'inscrit dans un référentiel non-séculier. Ses objectifs ne se situent pas au niveau de la société, mais des idées, de la morale ou de la " spiritualité ". Le terrorisme politique, lui, cherche à atteindre des objectifs liés à la société temporelle, il doit donc trouver un équilibre délicat entre l'action violente et une mobilisation nécessaire au soutien politique.
Ainsi, l'on constate que le terrorisme politique, même s'il est meurtrier, fait souvent preuve de " retenue ". Par exemple, fréquemment, les attentats à la bombe sont annoncés à l'avance, ou les bombes explosent à un moment où le nombre de victimes potentielles est plus faible. L'objectif est plus souvent de démontrer la capacité de tuer, une capacité de conserver l'initiative et est ainsi davantage une manifestation de puissance.
Le terrorisme religieux, en revanche, évolue dans un système complexe de valeurs d'ordre moral ou spirituel, face auquel la vie humaine n'a qu'un poids limité.
Le terrorisme nord-irlandais, en dépit de la violence entre les communautés catholique et protestante n'est pas un terrorisme d'inspiration religieuse. Il est le moyen choisi pour changer une situation politique et sociale issue d'une époque où l'appartenance à l'une ou l'autre des communautés avait des conséquences sociales. L'enjeu du terrorisme en Ulster dans ni l'une ni l'autre des deux parties ne se situe au niveau religieux.
De manière analogue, le terrorisme palestinien des années 60-80 avait des objectifs politiques et sociaux, et non religieux, même si le gouvernement israélien a souvent expliqué ce terrorisme par l'antagonisme religieux. Il en est cependant tout autre du terrorisme des mouvements palestiniens islamistes. Avec la disparition du soutien idéologique (et logistique) des pays de l'Est, le terrorisme en Palestine a été alimenté par l'islamisme. Ainsi, comme on le constate avec les Frères Musulmans il y a un compromis entre les objectifs politiques et sociaux " traditionnels " du terrorisme palestinien et ceux du terrorisme islamique.
Les spécificités du terrorisme religieux se retrouvent dans les stratégies de mouvements terroristes à cause unique:
Millénaristes
Antispécistes
Ségrégationnistes et suprémacistes
Antiabortionistes
Ecologistes, etc.
Tous cherchent à imposer un ordre moral à la société, parfois de manière paradoxale, comme les antiabortionistes qui n'hésitent pas à assassiner pour promouvoir la valeur de la vie.

Terrorisme à cause unique:
Très proche du terrorisme religieux quant au fond, mais différent quant au ciblage des objectifs le terrorisme à cause unique s'est développé dans les pays anglo-saxons. Il comprend les mouvements végétaliens, écologistes, anti-avortement et antispécistes, ainsi que les mouvements racistes. Relativement violent durant les années 80 et au début des années 90, ce type de terrorisme a un peu diminué en intensité. Il reste cependant meurtrier aux USA, par exemple.
A cet égard, on peut constater que les chefs de mouvements dits " patriotiques ", comme la Michigan Militia, l'Aryan Nations et le Ku Klux Klan aux USA ont des titres religieux tels que " Révérend " ou " Pasteur ".
Son objectif est généralement de promouvoir une idée, souvent très spécifique, et non d'avoir un succès politique. Dès lors, la vie humaine n'a qu'une valeur limitée et n'est plus un obstacle à la violence.
La stratégie du terrorisme politique et du terrorisme de guérilla est de pousser l'Etat à prendre des mesures antidémocratiques, de manière à découpler la population de l'Etat et à légitimer la lutte armée.
L'ETA basque avait ainsi perpétré l'attentat du 20 décembre 1973, contre l'amiral Luis Carrero Blanco, qui avait prôné le rapprochement du gouvernement avec les partis de gauche. Cette même ETA a tué 45 personnes durant la dictature franquiste et quelque 765 durant la démocratie. Après la mort de Franco, elle a ainsi œuvré pour provoquer la tentative de coup d'Etat militaire (23 février 1981).
En Irlande du Nord, en 1969, le nombre de tués s'était élevé à 13 personnes. Au début de son intervention l'armée britannique jouissait d'un large soutien populaire. L'IRA a alors initié une campagne de violence sans précédent qui a culminé avec 468 morts en 1972, qui a provoqué le discrédit de l'armée auprès de l'ensemble des communautés irlandaises.
Le soutien des pays de l'Est
Dans la dialectique marxiste, le capitalisme et l'impérialisme occidentaux étaient une forme de " terrorisme d'Etat ". La révolution était donc une réponse normale, qui justifiait ainsi l'aide apportée aux mouvements révolutionnaires.
Mais ce soutien du terrorisme occidental par les pays de l'Est est aussi l'expression d'une stratégie subtile. Ce soutien a souvent justifié l'intégration des différentes catégories de terrorisme dans un processus révolutionnaire marxiste-léniniste global. Mais surtout, le terrorisme a été utilisé comme instrument de déstabilisation, même si le message politique véhiculé par le mouvement était contraire aux principes du marxisme-léninisme. Ainsi, l'URSS a-t'elle soutenu activement des mouvements extrémistes de droite ou écologistes. La déstabilisation des pays occidentaux s'inscrivait dans la recherche perpétuelle d'une " corrélation des forces " favorable au bloc de l'est.

Stratégie Indirecte:
Dans la doctrine soviétique, partie de la guerre qui visait à déstabiliser l'adversaire sur le plan politique. L'expression " guerre indirecte ", utilisée parfois, est impropre, car, dans le concept soviétique, la guerre était un phénomène global, s'exerçant en permanence. Elle est donc souvent un synonyme de " subversion ".
La stratégie indirecte peut s'exercer en temps de paix comme en temps de guerre ouverte. En temps de " paix ", elle exclut en principe les moyens militaires et s'appuie sur des mouvements politiques - radicaux ou non - locaux; parfois même de tendances politiques très diverses.
Un des aspects de la stratégie indirecte de l'Union Soviétique a été son soutien actif de mouvements terroristes d'extrême-gauche et d'extrême-droite, des mouvements pacifistes et écologistes, etc.

Révolution (marxiste):
Le concept marxiste de la révolution intègre le terrorisme comme une phase de cette dernière dans la construction de la société égalitaire. Les différentes phases de cette révolution peuvent être résumées comme suit :
Le processus révolutionnaire marxiste
Formation du noyau de base de la révolution et création de cellules-filles qui diffuseront l'idéologie.
Corrosion de l'ordre social par des grèves, manifestations, émeutes, terrorisme et sabotage.
Education populaire et imprégnation psychologique. Le terrorisme se transforme en guérilla et des camps d'entraînement sont créés.
Création de vastes zones d'insécurité.
Les nouvelles structures sociales sont mises en place dans les zones " libérées ", qui deviennent des bases de guérilla.
La guérilla se transforme en guerre populaire.

Subversion:
Processus de déstabilisation d'un état ou d'un système politique dans un contexte dynamique. La théorie de la subversion avait déjà été énoncée par Sun Tzu en 450 av. J.-C.:
Ceux qui maîtrisent la stratégie,
Font plier la stratégie de leur adversaire sans conflit,
Détruisent les fortifications des autres sans les attaquer,
Engloutissent les organisations des autres sans longues campagnes.
Ainsi, pour l'URSS la guerre était un phénomène permanent, qui faisait appel à des stratégies " directes " (le conflit militaire) et des stratégies " indirectes ", qui consistaient essentiellement à affaiblir l'Occident sur les plans les plus divers.
Le processus de la subversion:
La définition de la guerre donnée par l'Encyclopédie Militaire Soviétique exprimait clairement cette complémentarité des moyens militaires et autres:
" [La guerre est] un phénomène socio-politique, continuation de la politique par la force. [...] Dans la guerre, pour atteindre des objectifs politiques, la force armée est le moyen principal et décisif, aux côtés de moyens économiques, diplomatiques, idéologiques et autres. "
Il ne s'agit donc pas (nécessairement) de promouvoir une idée ou idéologie, mais d'affaiblir l'adversaire. Ceci explique pourquoi les pays de l'Est ont soutenu indistinctement des mouvements terroristes d'extrême-droite et d'extrême-gauche.
Les objectifs de la subversion sont:
L'encerclement idéologique, qui vise à modifier les doctrines de référence d'une nation ou d'une culture donnée. C'est la partie la plus subtile et la plus difficile à définir. Sa distinction avec l'évolution sociale et culturelle générale est souvent difficile à effectuer. Un encerclement idéologique a été tenté au début des années 80 en Allemagne, en implantant le " pacifisme " pour lutter contre l'implantation des missiles Pershing 2 de l'OTAN.
L'encerclement politique. Il s'agit de modifier la perception des porteurs de décisions sur des sujets-clé, et de restreindre ainsi leur liberté de décision. Ainsi, par exemple, la liberté d'un décideur politique européen à l'égard de Saddam Hussein ou de Milosevic est très limitée, sous peine d'être rapidement marginalisé.
L'encerclement stratégique. Il s'agit de lui créer un environnement défavorable à l'adversaire et de limiter sa liberté de mouvement. C'est la partie " physique " de la subversion en exploitant les processus démocratiques pour effectivement paralyser des décisions ou actions politiques ou autres.

Djihad:
Mot arabe signifiant effort, lutte, peine (dans le sens d'effort) il est utilisé pour exprimer un effort fourni dans le but d'atteindre un objectif. Il désigne également la lutte pour combattre une injustice ou une " tricherie ", ou un combat pour défendre l'islam.
La traduction de " guerre sainte " qui lui est donnée est vivement contestée par les exégètes de l'islam, qui argumentent à juste titre que l'expression de " guerre sainte " est issue du vocabulaire (chrétien) des Croisés.
En outre, pour de nombreux exégètes arabes, le djihad ne veut pas exprimer l'intention d'imposer l'islam, mais simplement de le défendre contre une agression.
En fait, le mot même autorise les interprétations les plus variées. On peut lui accorder une connotation offensive ou défensive.

Superterrorisme:
Le superterrorisme est une forme de terrorisme qui met en jeu des armes de destruction massive (ADM). Ces dernières comprennent les armes chimiques, biologiques et nucléaires. Dans l'usage américain, elles comprennent également les explosifs de grande puissance, voire les armes informatiques.
A l'origine, l'expression " armes de destruction massive " est issu de la terminologie du Traité de Varsovie et désigne les armes nucléaires, biologiques et chimiques uniquement. Par abus de langage - mais aussi pour justifier un jugement sévère contre les auteurs de la tentative d'attentat contre le World Trade Center à New York - les magistrats américains ont inclus dans la définition des ADM les explosifs à grande puissance (charges explosives renforcées par des bouteilles de gaz, par exemple), qui ont pour objectif la destruction d'un grand nombre de personnes.
Certains militaires américains ont également proposé d'inclure dans les ADM les armes informatiques, qui pourraient créer des catastrophes aériennes ou autres, mettant en jeu des milliers de vies humaines. Une telle proposition rendrait cependant la maîtrise de ces armes une tâche quasi impossible sans de larges restrictions à la liberté individuelle.

Terrorisme International
Forme de terrorisme résultant de la collaboration internationale de mouvements terroristes. Dès le début des années 60, la collaboration entre les mouvements de libération et terroristes s'est développée sous l'égide de l'URSS et de Cuba. Cette collaboration s'est matérialisée sous forme d'aide financière, d'appui logistique, de mise à disposition de personnel, etc. Parfois même, cette collaboration a réuni des mouvements terroristes d'extrême-droite et d'extrême-gauche.
Les contacts entre mouvements terroristes se sont souvent concrétisés par des " conférences ", dont la plus célèbre a été la Conférence Tri-Continentale de La Havane, en 1966, qui a regroupé 83 mouvements terroristes du monde entier. D'autres conférences ont eu lieu avec une portée plus régionale, comme celle tenue à Porto le 9 septembre 1981 entre les membres d'Action Directe, de Prima Linea, du GRAPO espagnol et des Forces Populaires portugaises. Toutefois, ces conférences aboutissent rarement à l'élaboration d'une stratégie ou même d'une action commune, elles définissent plutôt des procédures d'entraide.
Depuis le début des années 90, les mouvements terroristes latino-américains ont constitué une organisation regroupant les Forces Populaires de Libération (El Salvador), l'Euskadi Ta Askatasuna (Espagne) et d'autres organisations révolutionnaires du Chili et de l'Uruguay.
Les mouvements terroristes d'aujourd'hui exploitent les moyens de communication modernes pour communiquer entre eux, faire de la propagande ou recruter du personnel. Le réseau informatique Internet est notamment utilisé par le mouvement extrémiste juif de Kahane Chai avec un bulletin " Judean Voice ". Les islamistes algériens utilisent également Internet pour de la propagande, tandis que des officines aux USA utilisent le même réseau pour recruter des combattants pour la Tchétchénie.
Le terrorisme international prend des formes diverses:
Collaboration spontanée entre mouvements terroristes partageant des objectifs communs. La collaboration entre Action Directe et la Rote Armee Fraktion durant les années 80 est un exemple probant de coordination stratégique de l'action terroriste.
Echanges de " services " tels que formation ou appui logistique entre mouvements. Une telle collaboration est due à une similitude de statut (clandestin) plutôt qu'à des objectifs politiques ou opérationnels communs. Il en est ainsi de la coopération entre l'Euskadi Ta Askatasuna et la Provisional Irish Republican Army pour l'approvisionnement en armes et les techniques d'utilisation des explosifs.
Parrainage et coordination de l'action terroriste par un pays qui dispose d'antennes réparties dans le monde. Il en est ainsi du terrorisme parrainé par la Libye ou l'Iran, et du terrorisme islamique qui exploitent les réseaux offerts par la diaspora arabe ou musulmane. Ce parrainage peut couvrir plusieurs mouvements terroristes, dont les objectifs sont parfois divergents, exploités par l'Etat-parrain à seule fin de déstabiliser. C'était typiquement l'attitude de certains pays du Traité de Varsovie, comme l'URSS ou la RDA, qui ont soutenu les mouvements terroristes les plus divers (y compris d'extrême-droite) avec le seul objectif de déstabiliser les pays de l'OTAN.
" Mutinationalisation " de l'action terroriste par un mouvement qui dispose d'antennes ou organisations de front dans d'autres pays, afin d'organiser des pressions internationales et atteindre des objectifs dans le pays d'origine du mouvement.
Usage de sanctuaires par un mouvement, installé dans un pays limitrophe à sa zone d'opération. Les terroristes ne résident pas dans la zone opérationnelle, mais bénéficient de l'ignorance, de la complaisance, voire de la complicité d'un pays voisin. L'Euskadi Ta Askatasuna (ETA) basque et la France ou l'Irish Provisional Army (IRA) avec l'Irlande, la Rote Armee Fraktion (RAF) avec la Suisse, ont opéré de la sorte.
L'usage de l'expression " terrorisme international " a souvent pour objectif de suggérer l'existence d'un " complot international ". On utilise même parfois cette expression pour décrire les activités terroristes ou de guérilla de certains mouvements africains. Or, ces mouvements, le plus souvent régionaux, tirent leur caractère " international " de la situation particulière des frontières et de la distribution ethnique, et devraient de manière plus appropriée être qualifiés de " transnationaux ".

Terrorisme Nucléaire
Forme de terrorisme utilisant la menace nucléaire pour atteindre ses objectifs. Il peut prendre la forme d'un chantage nucléaire effectué par un pays possédant l'arme nucléaire ou bien être le fait de groupuscules disposant d'armes nucléaires de conception artisanale.
Le terrorisme nucléaire peut prendre les formes suivantes:
Attaque contre une centrale nucléaire
Un attentat à l'explosif au moyen d'un véhicule-bombe est possible, mais ses effets seraient limités étant donné l'épaisseur du blindage des réacteurs actuels. Une autre possibilité serait de créer un incident empêchant le refroidissement du réacteur: une sorte de Tchernobyl volontaire. Il impliquerait cependant probablement des complicités à l'intérieur de la centrale.
Dispersion de matières radioactives
On pourrait envisager la dispersion de matières radioactives, de manière contrôlée, sous des formes diverses. Dans ce cas, on utilise des matériaux qui ne peuvent pas être utilisés pour la fabrication de bombes nucléaires, mais qui présentent une radioactivité suffisante pour causer la mort. Une telle action est techniquement problématique et ses résultats seraient relativement aléatoires. Néanmoins un effet de panique pourrait être réalisé.
Le 23 novembre 1995, Chamyl Basayev, un des chefs de la guérilla tchétchène annonçait à la télévision russe que quatre valises contenant du césium avaient été cachées dans Moscou. Une des valises retrouvées contenait 32 kilos de césium 137, avec une radioactivité 310 fois supérieure à la normale.
Dans ce contexte, on peut également utiliser des matières radioactives pour éliminer des individus de manière ciblée, et discrète. Le KGB soviétique et la Securitate roumaine ont déjà utilisé ce procédé souvent en exposant des individus à du césium 137 et du cobalt 60.

L'usage d'une bombe nucléaire artisanale ou volée:
La bombe artisanale, bien que théoriquement faisable, n'a encore jamais été réalisée par des groupes terroristes. Si la réalisation d'une bombe était si facile, des pays comme l'Iran et autres - qui n'ont pas le handicap de la clandestinité - auraient pu mettre au point depuis longtemps des armes nucléaires fiables. Par ailleurs, certains composants, comme le plutonium 239 ou l'uranium 235 de qualité militaire sont très difficile à obtenir dans des quantités utilisables pour la réalisation d'une bombe.
Ces dernières années, le chaos en matière de sécurité dans l'ex-URSS, une économie médiocre, la gestion lacunaire des stocks de matériaux militaires et la criminalité organisée ont concouru à mettre sur le marché mondial toutes les matières premières nécessaires à la réalisation de bombes nucléaires. Ainsi, alors que le salaire moyen d'un scientifique nucléaire russe est de l'ordre de 67 dollars, des pays comme l'Iran sont prêts à payer des salaires de 5 000 dollars.

Chantage exercé par un pays disposant de l'arme nucléaire:
Bien qu'un chantage au missile nucléaire par un Etat puisse être assimilé à du terrorisme au sens large du terme, il s'agit-là d'une forme de " terrorisme " s'exerçant de pays à pays (peu différent, en fait, des bombardements contre la Serbie au printemps 1999) et qui n'est pas le fait de groupes radicaux et s'inscrivant dans un processus révolutionnaire.
Un tel chantage est cependant difficile à mettre en œuvre, pour un pays ne disposant pas une capacité nucléaire dissuasive et d'une infrastructure de protection suffisante. Depuis longtemps évoqué, et rendu plus vraisemblable par le foisonnement de scientifiques et de matériaux fissiles sur le marché clandestin, cette forme de terrorisme n'a encore jamais été mise en pratique.

# Posté le mercredi 20 juillet 2005 12:49

Les Groupes Terroristes Selon Le Département De la Défense US

Les Groupes Terroristes Selon Le Département De la Défense US
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# Posté le mercredi 20 juillet 2005 12:57

Les Différentes Stratégies Terroristes

Les Différentes Stratégies Terroristes
Les stratégies terroristes:
Dans la perspective d'un attentat nucléaire, l'analyse du type de mouvement terroriste revêt une importance essentielle. Les mouvements terroristes à tendance révolutionnaire utilisent rarement " gratuitement " leur capacité de destruction. Il s'agit le plus souvent d'atteindre une certaine audience, plutôt que de la détruire. Un attentat nucléaire limiterait probablement le soutien populaire / politique du mouvement.
Les terroristes de guérilla, qu'ils soient dans des mouvements de libération ou séparatistes ne cherchent pas nécessairement la destruction totale du pas ou du territoire qu'ils veulent libérer. L'option nucléaire, théoriquement possible, reste peu probable dans ces cas.
Par ailleurs, on constate que, si les mouvements terroristes ont une grande capacité d'adaptation et montre une aptitude à améliorer leurs techniques et à apprendre des erreurs du passé, ils n'en restent pas moins très conservateurs dans les tactiques. En effet, il s'agit avant tout d'obtenir des succès. Les erreurs et les occasions manquées ne sont pas permises. Dès lors, ils utilisent généralement les tactiques et méthodes simples et éprouvées qui marchent.
De plus, les mouvements terroristes préfèrent utiliser des menaces qu'ils sont capables - et n'ont pas peur - de mettre à exécution.
Il peut en être différemment certains types de mouvements terroristes religieux, pour qui la création d'une situation apocalyptique n'est pas un obstacle. Il pourrait même s'agir, pour certains mouvements d'une " purification " de l'humanité. C'est le cas de mouvement du type de la secte AUM au Japon, qui a cherché à exploiter des mines d'uranium en Australie et à acheter des ogives nucléaires en Russie, avant de s'engager dans la voie de l'arme chimique.
Le terrorisme islamique, bien qu'il ait manifesté une violence brutale au Proche-Orient ou dans le Maghreb, et bien qu'il puisse compter sur l'appui de pays qui pourraient disposer de l'arme nucléaire, n'est probablement pas un terrorisme apocalyptique. Il cherche essentiellement à atteindre des objectifs politiques, et non la purification de l'humanité, pas plus qu'il ne cherche la destruction de la chrétienté.
Un facteur particulier intervient cependant, est l'escalade - pour ne pas dire la concurrence - nécessaire pour obtenir une place dans les médias. La banalisation de la violence et des catastrophes pousse les terroristes à rechercher des effets spectaculaires. Ainsi, Timothy McVeigh, l'un des auteurs de l'attentat d'Oklahoma City devait déclarer : " [...] nous avions besoins d'un nombre de cadavres pour faire passer notre idée. " Que le phénomène soit réel ou l'effet d'une perception particulière importe peu. Le fait est qu'il pousse le terroriste à maximiser l'impact médiatique de son action.
Les mesures prises
Afin de réduire le risque de retrouver des matériaux fissiles russes dans les mains de mouvements criminels ou terroristes, les Etats-Unis ont lancé en 1992 le Co-operative Threat Reduction Programme. Il s'agit d'un programme par lequel les USA s'engagent à participer financièrement au transport de matériaux nucléaires dans des usines de retraitement ou dans des zones de stockage surveillées dans les pays de l'ex-URSS. A travers ce programme, les USA ont également racheté plusieurs milliers de tonnes de matériaux fissiles de qualité militaire.
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# Posté le mercredi 20 juillet 2005 13:08

Action Directe

Action Directe
Action Directe est un groupe armé d'extrême gauche marxiste-léniniste de tendance anarchiste qui a revendiqué une cinquantaine d'attentats sur le territoire français entre 1979 et 1987. Considérée comme une organisation terroriste, Action Directe a été interdite dans en France depuis un décret du 19 août 1982 prononçant la dissolution de l'organisation. Par ailleurs, ses membres ont été jugés par une formation spéciale de la cour d'assises de Paris, compétente en matière de terrorisme.
Action Directe est le résultat de la fusion des GARI (Groupes d'Action Révolutionnaire Internationalistes) et des NAPAP (Noyaux Armés pour l'Autonomie Populaire), qui aboutit en 1977 à la création d'une « coordination politico-militaire interne au mouvement autonome ». Cette coordination se transforme en 1979 en une « organisation de guérilla » qui commence alors à revendiquer ses attentats sous le nom d'Action Directe, au nom de « la lutte contre l'impérialisme » et pour « la défense du prolétariat ». À partir de 1984, Action Directe s'est allié à la Fraction Armée Rouge dans le cadre de la stratégie d'« unité des révolutionnaires en Europe de l'Ouest »...
Plus globalement, ce groupe a été l'expression en France d'un courant se revendiquant du marxisme et véhiculant l'idée que les actions terroristes étaient un moyen légitime de renverser un régime considéré comme oppressif. Durant ce qu'on a appelée les « années de plomb », de nombreux groupuscules ont repris l'idéologie de la « propagande par le fait » prônée par certains militants anarchiste lors des deux dernières décennies du XXe siècle: la Fraction Armée Rouge ou (« bande à Baader ») en RFA, les Brigades Rouges en Italie, Sekigunha (faction armée rouge japonaise), 17-Novembre en Grèce, Armée républicaine irlandaise, cellules communistes combattantes en Belgique, ETA, Weathermen aux États-Unis, KP-ML et Devrimci Sol en Turquie...
Action Directe a notamment revendiqué le mitraillage du siège du patronat le 1er mai 1979, mais aussi des attentats contre des ministères, des agences immobilières, des bâtiments de l'armée française, des sociétés liées au complexe militaro-industriel, des attentats contre l'État israélien, ainsi que l'assassinat du général Audran (responsable des ventes d'armes de l'État français) en 1985, puis de Georges Besse, le PDG de Renault, en 1986. À ces nombreux attentats s'ajoute un certain nombre de vols à main armée revendiqués par le groupe comme des « expropriations prolétariennes ».
Mais, en 1981, le Président Mitterrand - nouvellement élu - inclut les chefs d'AD parmi les bénéficiaires de l'amnistie présidentielle. Le mouvement entre alors dans une phase d'intense activité. En 1982, le gouvernement le dissout officiellement. AD durcit alors sa position. Deux tendances émergent donc : l'une " nationale " et une fraction " internationale " qui prône une fusion des mouvements terroristes européens. Ses effectifs étaient alors estimés à 10-20 activistes. La fraction internationale entame alors une phase de collaboration active avec des mouvements terroristes étrangers, dont l'Euskadi Ta Askatasuna (ETA), le GRAPO, Prima Linea, la Rote Armee Fraktion (RAF), les Communisti per la Libertà Proletariana (COLP).
Action Directe, bien qu'opérant principalement en France, a collaboré avec et participé à des actions communes avec la Rote Armee Fraktion (RAF) allemande et les Cellules Communistes Combattantes (CCC) belges
Le 21 février 1987, les principaux membres d'Action Directe, Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, et Georges Cipriani ont été arrêtés dans une ferme de Vitry-aux-Loges, dans le Loiret. Ils ont été tous les quatre condamnés (tout comme Régis Schleicher, arrêté en 1984) à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de 18 ans. Les demandes de libération anticipée de Régis Schleicher ou de Nathalie Ménigon ont été jusqu'à maintenant repoussée par le juge d'application des peines mais la peine de Joëlle Aubron a été suspendue en 2004 pour raisons de santé.
Mouvement terroriste marxiste-léniniste de tendance anarchiste, créé en 1979 par Jean-Marc Rouillan, en fusionnant le Groupe d'Action Révolutionnaire Internationale (GARI) et les Noyaux Armés Pour l'Autonomie des Peuples (NAPAP). En mars 1980, une vingtaine de membres du mouvement est arrêtée. Puis, en septembre 1980, c'est au tour de Rouillan et de son amie Nathalie Ménigon. AD est alors désorganisée. Mais, en 1981, le Président Mitterrand - nouvellement élu - inclut les chefs d'AD parmi les bénéficiaires de l'amnistie présidentielle. Le mouvement entre alors dans une phase d'intense activité. En 1982, le gouvernement le dissout officiellement. AD durcit alors sa position. Deux tendances émergent donc : l'une " nationale " et une fraction " internationale " qui prône une fusion des mouvements terroristes européens. Ses effectifs étaient alors estimés à 10-20 activistes.
La fraction internationale entame alors une phase de collaboration active avec des mouvements terroristes étrangers, dont l'Euskadi Ta Askatasuna (ETA), le GRAPO, Prima Linea, la Rote Armee Fraktion (RAF), les Communisti per la Libertà Proletariana (COLP).
Action Directe, bien qu'opérant principalement en France, a collaboré avec et participé à des actions communes avec la Rote Armee Fraktion (RAF) allemande et les Cellules Communistes Combattantes (CCC) belges.
Commandos d'Action Directe
Commando « Affiche Rouge » (nom sous lequel André Olivier a mené la plus grande partie de ses attentats)
Commando « Ahmed Moulay »
Commando « B. Moloïse » (du nom d'un militant anti-apartheid exécuté en Afrique du Sud)
Commando « Christos Kassimis » (du nom du fondateur du groupe terroriste grec 4 Lutte Révolutionnaire du Peuple (ELA), tué en 1977)

Commando « Ciro Rizzato »
Commando « Clarence Payi-Sipho Xulu » (du nom de deux militants anti-apartheid pendus en Afrique du Sud)
Commando « Elisabeth Van Dick »
Commando « Hienghene »
Commando « Lahouari Ben Chellal »
Commando « Loïc Lefèvre » (du nom d'un jeune homme tué par un policier rue de Mogador à Paris, le 5 juillet 1985)
Commando « Marcel Rayman"
Commando « Panthère rouge/Brigades Deir Yassin »
Commando « Pierre Overney » (du nom d'un militant maoïste tué par un vigile devant la Régie Renault, en 1972)
Commando « Sana Mheidli »
Cette collaboration internationale a été jusqu'à l'adoption d'une stratégie commune et une fusion avec la RAF au sein d'un " Front Politico-Militaire d'Europe Occidentale ", annoncé par un communiqué conjoint daté du 15 janvier 1985. Ainsi, entre 1985 et 1986, on observe une étroite corrélation des actions des deux organisations de part et d'autre de la frontière.
La branche " nationale " d'AD effectue de nombreux attentats à la bombe et attaques à main armée dans la région parisienne entre 1982 et 1985. Le 28 mars 1986, elle est démantelée par l'arrestation d'André Olivier et certains de ses complices, à Lyon et à St Etienne. Olivier(3), un violent caractériel, prend la direction d'un groupe, connu sous le nom de « groupe Olivier », qui se rend coupable de 21 attaques à main armée et 12 attentats politiques entre 1891 et 1986 sous le nom de plusieurs « commandos » (voir liste).
Le 21 février 1987, l'arrestation des chefs historiques d'AD (Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Régis Schleicher, Joëlle Aubron et Georges Cipriani), marque la fin d'AD et de sa branche " internationale ". Restée inactive depuis, AD est considérée comme dissoute.
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# Posté le mercredi 20 juillet 2005 13:14

Rotee Armee Fraktion

Rotee Armee Fraktion
La Fraction armée rouge (Rote Armee Fraktion - R.A.F.) était une organisation révolutionnaire et terroriste qui opéra en Allemagne de l'ouest pendant les années 1970 et les années 1980. On la connaît aussi sous le nom de Bande à Baader, du nom de son leader Andreas Baader, que l'on associe généralement à Ulrike Meinhof.
La RAF a été fondée le 14 mai 1970, à l'occasion de l'évasion d'Andreas Baader. La plupart des militants de la première génération ont été arrêtés, avec à nouveau Andreas Baader, en juin 1972. Appuyée sur une idéologie de la guérilla urbaine afin d'amener la révolution (d'inspiration maoiste), elle a refusé la théorisation pour priviliégier la pratique ; elle a procédé à de nombreux attentats, mais surtout à des enlèvements et des assassinats spectaculaires qui ont défrayé la chronique jusqu'en mars 1998 (date de signature de l'acte d'auto-dissolution du groupe).
L'arrestation de certains de ses membres a conduit à des accusations de torture (toujours discutées) à l'encontre de la police allemande. On a parlé de torture psychologique avec privation sensorielle. Les autorités allemandes ont aussi été accusées d'assassinats suite à la mort de trois prisonniers de la RAF à la prison de Stammheim, le 18 octobre 1977 (Andreas Baader, Gudrun Ensslin, et Jan-Carl Raspe), tout comme à l'occasion de la mort d'Ulrike Meinhof, retrouvée pendue dans sa cellule le 8 mai 1976, puis de celle d'Ingrid Schubert, pendue elle aussi dans sa cellule le 12 novembre 1977. La thèse des assassinats est confirmée par le témoignage d'Irmgard Möller, une autre militante de la RAF incarcérée à la prison de Stammhein en même temps qu'Andreas Baader et Ulrike Meinhof et qui a été victime d'une tentative d'assassinat dans sa cellule le jour de la mort de ses co-détenus (grièvement blessée de plusieurs coups de couteaux dans la poitrine).
Pour obtenir la libération de ses membres, la RAF kidnappe le président du patronat allemand Hans Martin Schleyer le 5 septembre 1977. Puis, le 13 octobre, un avion de la Lufthansa est détourné par un commando palestinien du nom de « Martyr Halimeh », prenant en otages plus d'une centaine de passagers et détournant l'avion sur Mogadiscio en Somalie. La prise d'otages prend fin le 18 octobre avec l'intervention des forces spéciales allemandes durant laquelle trois des quatre membres du commando palestinien sont tués. Le même jour, les autorités allemandes annoncent la mort d'Andreas Baader, Gudrun Ensslin, et Jan-Carl Jaspe. En représaille, la RAF annonce le lendemain la mort d'Hans Martin Schleyer.
En 1984, la RAF s'allie au groupe français Action directe dans le cadre de la stratégie d' « unité des révolutionnaires en Europe de l'Ouest ». Elle s'allie ensuite aux Brigades rouges italiennes en 1988.
Parmi les différentes personnalités assassinées par la RAF, on peut citer :
• Ernst Zimmerman (président de l'Aérospatiale, 1er février 1985)
• Beckurts (président de la commission nucléaire et dirigeant de Siemens, 9 juillet 1986)
• Von Braunmühl (directeur politique au ministère des affaires étrangères, 10 octobre 1986)

# Posté le mercredi 20 juillet 2005 13:17